Le temps des fêtes approche à grands pas et on voit depuis un bon moment déjà les beaux étalages dans les vitrines de nos magasins préférés accompagné d’une douce musique féerique réconfortante et des articles colorés qui nous semblent si attirants.
La même chose est également vraie dans l’univers de la haute finance, où les compagnies usent d’astuces et de stratagèmes élaborés pour devenir si attirants pour les investisseurs. Ceci n’est certes pas une nouvelle pratique.
Je me souviens de l’époque ou je suis devenu conseiller financier dans la fin des années 80, il y a plus de 35 ans. Cette pratique se nommait « Windows dressing » ou en fait, rendre l’étalage plus attrayant. Ceci consistait juste avant la fin de l’année à faire disparaitre les positions embarrassantes dans un portefeuille de placement et les remplacer par des titres boursiers en forte croissance au cours de l’année, de façon a donné une image bien plus positive des gestionnaires de portefeuilles.
Bien que cette pratique ait passablement changé au fil des années, nous voyons maintenant plusieurs compagnies, clamer haut et fort à quel point elles ont toujours investi dans l’environnement et ont toujours été plus verte que verte, nous avons alors assisté à l’avènement du Greenwashing. L’instauration en Europe de l’article 9 sur l’Investissement Durable exigera plus de transparence et un « indice de référence » aligné avec les buts ou à défaut de. Pour éviter les investissements dans le Dark Green (les énergies fossiles) et se déclarer ESG
De nos jours avec l’influence et l’instaurations des normes ESG (Environnement, sociales et gouvernances) celles-ci découlent directement des Objectifs durables des Nations-Unies. Nous assistons maintenant massivement au ESG Washing. Mais n’est pas ESG qui le veut et honnêtement bien des corporations y perdent leur latin. Alors imaginez un investisseur qui tente d’y faire la lumière et prendre des décisions éclairées.
Une institution de services hausse sa cote ESG en ajoutant des bacs de recyclage, ou ajouter une femme sur son conseil d’administration. Non ce n’est pas si simple. Il est bien évident qu’une compagnie de services est fondamentalement plus propre qu’une compagnie industrielle qui fabrique des produits et marchandises.
Alors le ESG c’est quoi au juste?
Dans un univers global où se développe une conscience environnementale et une vision plus équitable, les sociétés sont confrontées a de grandes questions stratégiques qui affecteront directement la façon de gérer, la rentabilité et même la structure des bonifications à court et à long terme des dirigeants. Comment convaincre la haute direction de ne pas axer la gestion de l’entreprise seulement sur leurs bonus de 50 millions de fin d’année, mais de privilégier la viabilité de l’entreprise à long terme. Si une compagnie profite en exploitant des employés à l’étrangers, ses profits accumulés compenseront-il la perte de sa réputation future?
Une façon simple d’aborder ce dilemme : Ultimement les investisseurs avec une conscience environnementale et des convictions sociales, influencent positivement les comportements des compagnies et les poussent à devenir de meilleurs citoyens corporatifs.
Un peu comme la loi de Darwin, les autres tendrons à disparaitre faute de clients et de financement. Nous avons eu plusieurs exemples au cours de la dernière année de problèmes de gouvernance qui se sont avérer dévastateurs pour les belligérants. De plus, le phénomène récent des réseaux sociaux accentue la vitesse a laquelle ces informations circulent.
Le constat : Après plusieurs années d’aide gouvernementale, de subventions, de taux d’intérêts très avantageux où plusieurs compagnies opportunistes on profiter du système plutôt que d’investir dans leur future. Ce qui explique une croissance très longue, mais assez faible des marchés depuis 2010. Nous sommes maintenant rendus à la croisée des chemins. Un renversement des politiques monétaire, resserrement, hausse des taux.
Nous assisterons maintenant à un grand ménage et une réallocation des actifs et des ressources, favorisant ainsi les compagnies viables qui ont également une conscience, des implications et une vision ESG intégrés.
Reste maintenant à faire un tri judicieux entre le réel et la poudre aux yeux